Selon Herzog, la réforme HarmoS cède à une
logique industrielle de l’éducation. Mais cette évolution
n’est pas nouvelle: depuis le 20e siècle, la
massification de
l’école, signe fort d’une évolution
démocratique, a conduit à une organisation économique
des systèmes scolaires.
Cette réforme oriente les systèmes éducatifs
vers un pilotage par évaluation externe des outputs.
L’uniformisation par directives ne trouvant pas toujours écho
dans la réalité, ne faut-il pas, pour répondre
au double objectif d’efficacité et d’équité,
considérer l’obligation en termes de résultats
comme une solution complémentaire
envisageable ?
Néanmoins, et en accord avec Herzog, la réforme
HarmoS semble préoccupante de part l’instrumentalisation
des chercheurs et l’exclusion des enseignants des décisions
réservées aux politiques. Pour enrichir le mouvement
de réforme, enseignants et chercheurs doivent conserver
un rôle autre que celui d’exécutants dans
la confrontation démocratique.
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