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La tension entre pluralisme
culturel et cohésion sociale est peut-être le paradoxe
moral à la plus forte résonance des démocraties
contemporaines. Le défi n’est pas moins intimidant
pour le système éducatif public. Dans les dernières
quarante années, les projets nord américains dans
le domaine de l’éducation interculturelle et de
l’éducation anti-raciste ont rencontré des
succès limités. L’argument de cet article
est que ces projets ont souffert d’une vision morale manquant
de clarté, ainsi que d’une indifférence
de la pédagogie à la prise en compte des stades
du développement des enfants et des adolescents comme
apprenants. La présente contribution décrit deux
objectifs de l’éducation à la citoyenneté
démocratique, bien distincts l’un de l’autre.
Il développe l’argument selon lequel la tension
entre ces deux approches peut être réduite en se
référant aux besoins développementaux des
différents groupes d’apprenants. Les contours d’une
approche développementale de l’éducation
interculturelle et antiraciste sont proposés. |
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