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Cette contribution
envisage l’échec scolaire sous l’angle
de la maîtrise insuffisante de compétences en lecture
et en calcul après une scolarisation de plusieurs années.
Elle analyse pour cela les résultats de l’enquête
internationale « International Adult Literacy Survey »
qui a étudié les compétences en lecture
et en calcul d’une population d’adultes. Deux
questions sont posées : 1. Combien de personnes en Suisse
présentent des niveaux de compétence insuffisants
en lecture et calcul ? 2. Doit-considérer que les personnes
dont le niveau de formation ne dépasse pas l’école
obligatoire forment un groupe à risque ?
Au sein de la population autochtone,
environ 14% des adultes présentent dans au moins un
des trois domaines considérés dans l’étude
des niveaux de compétences insuffisants par rapport
aux exigences de notre société. Cette proportion
diminue à peine chez les jeunes; près de 6%
de ceux-ci démontrent des compétences insuffisantes
dans au moins un domaine. Parmi les personnes qui n’ont
pas poursuivi leur formation au-delà de l’école
obligatoire, cette proportion se monte à 39%. Elles
peuvent alors être considérées comme formant
un groupe à risque. |
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